Bugatti 100p, l’oiseau bleu renaît de ses cendres.

Bugatti 100p, l’oiseau bleu renaît de ses cendres.

Si aujourd’hui beaucoup connaissent la firme Bugatti pour ses voitures aux performances exceptionnelles, peu sont ceux qui connaissent le passé aéronautique de la marque.

Vu d’artiste du Bugatti 100p et d’une bugatti Type 57

En 1937, alors que l’aviation de course connait son âge d’or, Ettore Bugatti avec l’aide de Louis De Monge se lance un nouveau défi: construire l’avion le plus rapide du monde et participer à la légendaire « Coupe Deutsch de la Meurthe » en 1938. Comme tout les projets étant passé entre les mains de Mr. Bugatti, celui-ci est révolutionnaire et présente des technologies qui seront utilisées sur certains des avions les plus perfectionnés des 50 années qui suivront sa création !

L’oiseau Bleu comme il sera surnommé 100p-1plus tard est un petit avion, long de 7,7m, Haut de 2,25 et d’une envergure de 8,24m, il n’est pas le plus imposant autour de la piste mais il cache bien ses atouts. Mû par son innovante hélice contra-rotative, (2 hélices bipales tournant en sens inverse) raccordé aux deux énormes moteurs Bugatti T-50B1 dévellopant chacun 450CV, le frêle oiseau de l’ingénieur Italien était destiné à voler parmi les aigles ! Et son aérodynamique poussé, Son empennage en Y ainsi que ses trains rétractables lui aurait certainement donné cette chance.

Malheureusement, le fléau nazi se répandant et la guerre se profilant, Ettore Bugatti dû couper les ailes de son rêve volant. Contraint de démonter son prototype, et de cacher les plans de celui-ci pour le préserver des ingénieurs du IIIème Reich, le 100p après tant de promesses disparaitra dans l’oubli et le maelström technologique de la WWII.

Cependant, en 2010, 60 ans après la mort de son créateur, John Lawson un passionné vivant a Tulsa aux USA décide de se lancer dans une aventure qui durera 5ans. Avec l’aide de généreux donateurs issus de plus de 30 pays il a pu créer une réplique parfaite de l’avion d’Ettore Bugatti. Après d’innombrables heures à rechercher les plans originaux, des photos du prototype, demander l’aide d’ingénieurs et de techniciens qualifiés, l’oiseau bleu est prêt pour le premier vol de son histoire, et Le 19 août 2015, après 80 ans d’attente, celui-ci a pris les airs avec succès.

Cette aventure n’est pas seulement l’accomplissement du rêve d’un ingénieur et d’une poignée de passionnés. C’est aussi un moyen de préserver le patrimoine de l’aéronautique française des années d’entre deux guerres. Une histoire marquée par ses pionniers de l’aéropostale et autres pilotes intrépides dont la seule peur aurait été de voler à moins de 300km/h.

Igor Sikorsky disait que: « L’aéronautique n’est ni une science, ni une industrie, c’est un rêve ! », peut être aurait-il dû ajouter que ce rêve est commun à tout les enthousiaste de l’aviation, et que temps qu’il durera, l’aéronautique continuera de le transformer réalité !

 

 

 

Alexandre Perfetti, L2, Filière Aviation Management.

Next Post:
Previous Post:
Article rédigé par

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *